Brutus (originale, hét + yuri, fr)

Brutus (originale, hét + yuri, fr)


Brutus

Auteur : Julie Derussy.
Genre : Érotique, orgie, multipartenariat 1 homme + 1000 femmes, sexe entre femmes.
Rating : 18+.
État : nouvelle courte.

Résumé : (première phrase) C’est l’histoire de Brutus. Brutus seul dans l’arène, Brutus le conquérant, Brutus face à mille vierges qui, le cul et les seins nus, attendent d’être déflorées.

Avis : Julie Derussy, pour peu qu’on s’y connaisse en littérature érotique actuelle, est une auteure qu’il n’est nul besoin de présenter : membre reconnue de la collection Osez 20 histoires des éditions La Musardine, publiée aux éditions L’ivre-book et Dominique Leroy, sa réputation en matière de qualité d’écriture érotique n’est plus à faire. Et elle publie également quelques textes en lecture libre sur son site.

J’ai été intriguée par celui-ci : un multipartenariat de type homme + mille femmes, conté en mode « jeux du cirque romains ». Euh… mille femmes, vraiment ?

Et ça passe impeccablement. L’auteure a ici développé un scénario malin dans lequel, devant une foule en délire et dans une arène surchargée, mille femmes viennent offrir leur virginité au célèbre Brutus, ici en véritable galérien du sexe prêt à les déflorer à la chaîne (mais en les pénétrant une fois seulement chacune, toutefois… Non mais parce qu’il faut quand même qu’il y arrive !).

Le texte est écrit sous le thème de l’exploit, le vocabulaire est riche et les phrases parfois empreintes d’une poésie absolument charmante, parfois plus crues, le tout dans une totale fluidité.

Et puis, plus le récit avance, plus ça dévie : la foule s’emporte, deux femmes, frustrées, commencent à se rapprocher l’une de l’autre, Brutus s’épuise, rêve d’ailleurs, ne tient plus le coup, lutte, et ce jusqu’à la fin… qui est excellente.

Seule réserve… qui n’en est pas tout à fait une : la répétition du cri de la foule : « Brutus, Brutus ! » que, au début, j’ai adoré par la manière dont il rythme le récit, qui m’a ensuite lassée par son côté très très répétitif… Et puis, finalement, cette lassitude fait écho à celle éprouvée par Brutus : cette profonde fatigue dans l’exploit qu’il réalise, ses rêves de verre d’eau et de repos, la distance qu’il prend peu à peu avec la situation qu’il vit et, du coup, j’ai eu une troisième phase en finissant ma lecture dans laquelle cette répétition m’est finalement apparue impeccable.

Un texte à lire, dans tous les cas.

Extrait :

Il faisait plus chaud que jamais, et une odeur fauve s’exhalait des corps épuisés. Dépenaillés, en sueur, ils avaient cessé leurs ébats, incapables de poursuivre, et ils regardaient toujours. Ils étaient exténués, mais sans indulgence, bien au contraire. Ce qu’ils n’avaient pas pu faire, lui se devait d’y parvenir. Il serait le plus fort, celui qui allait jusqu’au bout et les entrainait dans sa victoire.

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