Je suis allé à la remise du prix de Flore (et j’ai fini à l’hôpital) (Originale, gén, fr)

Je suis allé à la remise du prix de Flore (et j’ai fini à l’hôpital) (Originale, gén, fr)


Je suis allé à la remise du prix de Flore (et j’ai fini à l’hôpital)

Auteur : Philippe Jaenada.
Genre : tranche de vie, humour.
Rating : Tout public+.
État : One-shot.

Note : Extrait d’un roman, mais la scène décrite se tient comme un one-shot.

Résumé : Où le narrateur, qui s’était promis de bien se tenir à la remise d’un prix prestigieux, finit accroché à un réverbère avant de s’enfuir de l’hôpital.

 

Avis : Sur le coup, je me suis dit que je n’allais pas pouvoir recommander ce texte, parce que 1) c’est un texte issu d’un roman 2) il est publié sur un site de presse en ligne.

Et pourtant, que c’est drôle, que c’est drôle ! Et que c’est bien écrit !!!

Du coup, j’ai craqué. Ce serait trop dommage de ne pas le faire vraiment.

Alors, pour le style, on va faire rapide : l’auteur en lui-même a déjà reçu le prix de Flore, ça donne une idée (mais si, vous voyez ce que c’est : l’un des prix les plus prestigieux après le Goncourt, Beigbeder, décerné au café de Flore, tout ça). Et son style, en plus d’être excellent, est ici drôlisssime !

L’histoire : eh bien le récit cynique et dégrisé d’une soirée du remise de ce fameux prix (pas l’année où il l’a gagné lui-même ; une autre), par ce romancier qui finit par se retrouver saoul dans un parterre d’autres artistes saouls, en train d’essayer de conserver sa dignité en enchaînant les aventures rocambolesques.

C’est extrêmement drôle, tout en étant non dénué de profondeurs par le regard qui est posé ici sur ce petit milieu d’artistes.

A lire absolument ! (en plus, c’est court. Pourquoi se priver ?)

Extrait:

Ils sont retournés sur la terrasse du café, mais ont continué à me surveiller discrètement, derrière les arbustes qui la délimitent. Ils ont vu une femme s’approcher de moi (la Sainte Vierge, je pense) et me parler : oscillant et tanguant, je l’ai elle aussi rabrouée d’un grand geste romain du bras. (C’est pathétique, je le vois comme si j’y étais, mais le pire dans ce domaine est à venir – quand je pense que mon fils lira ce livre un jour…(Après ma mort, j’espère – tant qu’on est là, mon gars, un conseil entre parenthèses : dans la vie en général, arrête de te faire du souci pour rien.))

Lorsque mes amis sur la terrasse ont de nouveau jeté un coup d’œil vers moi (ils ont été distraits car Aurélien Bellanger, le vainqueur du jour, voulant tirer la couverture à lui, venait de s’effondrer dans les arbustes), je n’étais plus accroché à mon poteau de misère, mais étendu sur le dos à son pied – deux chutes en moins de deux secondes, deux lauréats du prix à dix-sept ans d’intervalle. Élisa et Croque-La-Vie sont sortis en vitesse, la Sainte Vierge était en train d’appeler les pompiers (c’est son rôle, même quand on l’a envoyée bouler)

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