Human condition (Originale ; Slash ; Ang)

Human condition (Originale ; Slash ; Ang)


Human condition

Auteur : Jayne Finn
Genre(s) : vie contemporaine, get together, coming out, amitié, romance het (en fond) et romances slash (nombreuses scènes graphiques, différents couples, une scène de threesome, etc.), violence (torture, viol), POV 1ère personne
Rating : NC-17 / MA
État : complet (11 longs chapitres) ou si inachevé, ce n’est pas flagrant (le 11e chapitre fait une fin tout à fait plausible)

Résumé : It’s 1985.  Reagan is president, The Cosby Show is the most popular show on television and the radio blares Shout incessantly.  At the University of Michigan in Ann Arbor, Mike Ross spills some acid on himself in a lab and is rescued by football star Joe Lassiter.  What ensues is funny, touching, realistic and riveting reading.

Avis : Cette fic est presque du 2 en 1 : d’un côté, on a le couple principal, bien installé, heureux et ensemble depuis 10 ans, dans leur vie quotidienne en chaque début de chapitre (ça nous garantit d’office un happy ending et fera patienter les amateurs de lemons ^_-). De l’autre, on a leur get together étalé sur plusieurs années avec leur entrée dans leur vie d’adulte (leurs années fac). Ça n’a rien d’une « schoolfic », cependant. Le personnages étant de jeunes adultes et, au fil des années, s’approchant de leur remise des diplômes, la fic aborde des thèmes plus adultes eux aussi comme le travail, le désir d’une vie de couple stable, celui de fonder une famille, tout cela sur fond de SIDA puisque la majorité de la fic se passe entre 1985 et 89.

Il y a un ton et une ambiance résolument mature dans ce texte et maitrisé (je ne sais pas si l’auteur est un homme mais le texte est très crédible dans sa description de la vie de jeunes hommes, gays comme hétéro). Les scènes de sexe sont assez nombreuses et — et je vous prie de croire que je ne dis pas ça souvent ! — certaines sont même véritablement utiles pour faire avancer l’histoire ou approfondir la psychologie des personnages !

Tout n’est pas parfait bien sûr , on retrouve pas mal de clichés et j’avoue avoir largement préféré les 6 premiers chapitres aux 5 derniers mais dans l’ensemble, cela reste une bonne fic. J’ai eu très peur (pendant l’espace de deux demi-chapitres environ) sur la façon dont l’auteur semblait ne pas vouloir s’embarrasser des conséquences de la scène de torture/viol subie par Mike (la scène ne se passe pas entre le futur couple et elle survient assez tardivement dans l’histoire) mais j’ai finalement été soulagée de voir qu’elles n’étaient finalement pas passées sous silence, ces conséquences étant tout de même explorées et ce de façon assez satisfaisante (bien que peut-être un peu rapide dans le temps malgré tout… Au moins, ça ne disparaît pas magiquement du jour au lendemain).

Une autre chose que j’ai appréciée est la grande importance de l’amitié dans cette histoire, et je ne parle pas ici que de celle entre Mike et Joe avant que celle-ci n’évolue mais entre tous les personnages. Les personnages secondaires, garçons (les plus nombreux) comme filles, ne font pas que de la figuration et ont un impact important dans la vie des uns des autres et c’est vraiment sympa à lire. Tous semblent avoir une vie propre, pas que là pour faire avancer la romance du héros, bien qu’il reste le focus de l’histoire puisque c’est lui qui la raconte.

Quelques indices laissent supposer que la fic serait inachevée : dans le « présent », Mike et Joe semblent se préparer pour un événement dont au final on ne saura rien ; dans le prologue, il y a également une mise en abîme puisque Mike nous explique qu’il écrit véritablement l’histoire qu’on s’apprête à lire mais on n’y fera plus référence par la suite (sauf lorsque parfois Mike s’adresse directement au lecteur) et pour tout dire, je ne vois pas bien pourquoi, après 10 ans, les amis de Mike le pousseraient particulièrement à mettre par écrit le récit de son histoire avec Joe… mais la mise en couple étant achevée au chapitre 11, il ne resterait pas grand chose à raconter à moins de carrément repartir dans le récit de leur vie quotidienne, ce qui pourrait donc plutôt donner lieu à une « séquelle » bien distincte qu’à un chapitre suivant. Tout ça pour dire, donc, que mis à part quelques détails mineurs, on peut considérer la fic comme achevée.

« Petit » extrait :

The frown was an automatic response honed by years of practice. I’d realized, almost from the beginning, that being gay was going to mean my life would not take the normal track.

Kids, of course, were out of the question. Even normal contact with said little persons would be tricky. Pedophile is such a nasty word and so easily bandied about by those who can’t understand the difference between gay and deviant.
Would I even get to know my own future nieces and nephews or would my siblings, when the time came, be distant and afraid to let Uncle Mike get too close because, you know; he’s different. No, I wasn’t really that paranoid but still, there was this little whisper in the back of my mind that couldn’t be silenced.

As for marriage, well obviously I wasn’t going to even consider that. One of the main reasons I finally came out to my family was because I couldn’t stand the way they were always throwing me into the path of some pretty girl. There had started to be some talk about gay marriages but that seemed so out there that I couldn’t get very enthused about it.

So I told myself, and anybody else who asked, the same things I’d just finished saying to Joe. Gay was different, not bad, but different. We didn’t need the outmoded conventions of the straight world. We could handle multiple partners, needed them even. I was very convincing.

But did I really believe it myself. Did I truly want a life filled with men in my bed who weren’t in my heart. Or was I holding up my freedom like a cross in the face of the vampire of loneliness. And if that were the case, what was I going to be able to do about it.

I’d been telling the truth when I said that I’d never known a completely monogamous gay couple. That was, I suddenly realized, why I’d never gone down that path. It was one thing to fuck around when you were just dating, quite another to find strange briefs in the couch cushions and stains on the sheets. But the men I knew played around as a matter of course. It may have just been because we were in college, but I didn’t think so.

I took a good long look at myself in the mirror. I was young, apparently good looking if the come on stares I got were any indication, and at this point I had no problem finding willing guys to fill up my dance card. But what about 40 years from now when my muscles were gone and most of my hair. Who would be there for me then?

Autres endroits où l’on parle et recommande cette fic : Goodreads ; Epic recs

À ma connaissance, il n’existe pas de traduction française de ce texte.

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