De tout mon cœur je te déteste (Lady Oscar, hét, fr)

De tout mon cœur je te déteste (Lady Oscar, hét, fr)


Pairing : Axel de Ferse/Oscar de Jarjayes.
Persos : Oscar de Jarjayes, Axel de Fersen, personnages historiques.

Titre : De tout mon cœur je te déteste

Auteur :  Zalzal
Fandom: Lady Oscar / La rose de Versailles
Statut : en cours, actuellement 31 chapitres (seulement 14 publiés sur fanfic-fr, 30 sur excessfanfiction4ever)
Rating : R sur fanfic-fr (à partir de 16 ans), nombreux lemon…
Genres : Het, Romance, Comédie, Drame, Aventure, Lemon.
Connaissance du fandom : pas indispensable.

Résumé de l’auteur : Il y a les guerres d’envergure qui déchirent les peuples, ces révolutions qui marqueront à jamais l’histoire des nations, mais aussi celles, plus petites, qui opposent les gens. Car il existe de ces êtres que l’on déteste passionnément, de tout son cœur. Finalement, il y a ces batailles que l’on livre contre soi-même.
Et parfois, ces dernières sont les plus difficiles à emporter…

Autre résumé : La reine est inquiète pour son ami de cœur, Axel de Fersen, qui s’est engagé dans le corps expéditionnaire français et part pour les Amériques prendre part au conflit. Elle prie donc instamment (autre façon de dire « ordonner ») le colonel Oscar de Jarjayes de l’y accompagner pour veiller sur lui et sur sa sécurité. Ce qui ne ravit pas du tout Oscar : pensez-donc, servir de nounou au bibelot suédois de la reine, il y a plus glorieux pour un vaillant officier !

Avis : Pourquoi faut-il lire cette fic ?

Tout d’abord le style. Il est excellent, un vrai régal qui nous transporte à l’époque de l’histoire (fin du XVIIIè siècle), sans pour autant nous embrouiller. C’est beau et fluide. Et vivant. Incroyablement vivant même, il n’y a qu’à voir les dialogues, et surtout leur rythme.

L’auteur excelle également dans le maniement d’images, de métaphores, généralement très poétiques :

Citation:
Les ténèbres, véritable mer d’encre qu’une main maladroite aurait renversé sur l’immaculé d’un papier, drapaient le paysage d’incertitude, s’alliaient à l’imagination pour donner vie à l’inerte.
Citation:
Il parcourut le grain de la peau de ses lèvres, en marqua la possession du drapeau conquérant de sa langue.

Et puis l’histoire elle-même : c’est tout d’abord celle d’un retournement de situation. Sur le papier et dans les grandes lignes, il peut paraitre classique : deux personnes qui se détestent et supportent à peine d’être dans la même pièce en viennent d’abord à se désirer mutuellement, puis à s’aimer passionnément.
Mais il y a beaucoup plus que cela : il y a dans ce déroulement des hauts et des bas, des retours à la situation initiale, plusieurs retournements de situation. L’auteur fait souffler le chaud et le froid sur leur relation.
Et quand je parle du chaud, celui-ci est vraiment, vraiment torride ; quant au froid, il est carrément glacial. À un point que cela en est jubilatoire.

Et si le lecteur apprécie et vibre avec les personnages à leurs scènes d’amour (très bien écrites, d’une intensité tout à la fois physique et émotionnelle poignante), il aime plus encore les voir (ou plutôt les entendre) s’engueuler.
Leurs prises de bec sont mémorables et jubilatoires. À un point tel que quand l’ambiance est au beau fixe entre les tourtereaux, tout en savourant avec eux on attend presque avec impatience que les choses s’enveniment pour pouvoir assister de nouveau à des scènes épiques et des répliques acerbes délicieuses d’habileté, de vérités bien senties et d’humour décalé.
Fersen y sait toujours appuyer où ça fait mal avec une délectation qui fait se sentir le lecteur presque coupable de l’apprécier autant. Cet homme a le don de faire descendre Oscar de son piédestal. De dégonfler la baudruche. Et celle-ci y est toute colère, agressivité et mauvaise foi.

Dans leurs prises de bec, les répliques fusent comme dans un match de tennis. C’est un véritable plaisir.
Quelques exemples :

Citation:
— Allez au diable, marmonna une Oscar livide en s’essuyant la bouche du revers de la manche, son mouchoir étant malheureusement tombé à l’eau lorsqu’elle y vomissait.
— Oh n’ayez crainte : avec vous à mes côtés, c’est tout comme si j’y étais !
Citation:
— […]Ma mission est de veiller sur vous et non de vous tenir lieu de dame de compagnie à ce que je sache !
Son vis-à-vis sourcilla:
— Dame de compagnie ? Mais quelle idée saugrenue ! Parce qu’aucun de ces termes ne vous sied, Colonel ! Vous m’avez déjà assez rabattu les oreilles quant à votre soi-disant masculinité qu’il ne me serait jamais venu à l’idée d’user du mot dame pour vous désigner ! Quant à votre compagnie, encore faudrait-il qu’elle soit agréable pour être qualifiée ainsi…
Citation:
— La sottise est-elle innée chez vous ou s’est-elle acquise avec les années ? Dans le premier cas, cela fait de vous un taré congénital; dans le deuxième, vous serez un vieillard complètement abruti. Je ne saurai dire quelle perspective est la pire…
— Vous oubliez une troisième possibilité: celle où ma stupidité n’est que réponse à la vôtre ! Il est dur de s’élever, intellectuellement j’entends, quand on vous a comme compagne… euh pardon… compagnon de voyage.
— Vous avez raison, Fersen : il est sans doute plus facile pour vous d’élever une certaine partie de votre anatomie que votre intellect !

Et le morceau de bravoure de Fersen :

Citation:
— Ne vous avisez jamais de souiller ainsi ce qui s’est passé entre nous ! Jamais, m’entendez-vous ! Vous pouvez me détester, me traiter de tous les noms si ça vous chante, mais ne touchez pas à ça ! Ne rendez pas vil ce qui a été beau, ne vous moquez pas des élans d’un cœur seulement parce que le vôtre est incapable d’aimer, Oscar de Jarjayes ! C’est d’une lâcheté immonde… cracha-t-il finalement en la fixant d’un œil dégoûté.

Conclusion : une excellente fic qui se lit avec délectation, des émois amoureux et physiques des amants aux prises de bec épiques, le tout sur fond de guerre d’indépendance américaine.
Oscar y est peut-être en partie OOC, en ceci qu’elle y est plus dure encore que dans le manga ou l’animé (sans doute l’effet de l’absence totale d’André et de son influence apaisante), et Fersen est certainement plus proche du véritable personnage que de celui d’Ikeda, soupirant et éploré. Mais pour le coup il n’en est que plus intéressant.
Alors certes cette fic est assez longue, mais en amour, ne faut-il pas savoir faire durer le plaisir ? Le couple est un voyage au long cours…

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