Waste (Albator, gén, angl)

Waste (Albator, gén, angl)


WASTE

Auteur : Stainless Steel Rattrap
Fandom : Albator
Langue : anglais.
Connaissance du fandom
: si vous savez qui est Tochiro, c’est parfait. Si vous connaissez son background, c’est mieux. Sinon, samouraï est un bon mot pour pouvoir aborder le texte en tant que néophyte.
Genre : « analyse psychologique de personnage » option « introspection », branche « science-fiction » avec variante « western ».
Rating : T, mais je me demande quand même pourquoi.
Etat : Terminé.
Personnages : Tochiro.

Waste : one-shot, 1 800 mots.
disponible sur fanfiction.net.

Résumé, par l’auteur :
Sometimes, a samurai just can’t avoid the call of duty, even on Gun Frontier.

Avis :
Oui je sais, c’est encore de l’Albator. J’assume.
Néanmoins, aujourd’hui je ne vais pas vous parler du capitaine mais de Tochiro. Et comme je ne me fais pas beaucoup d’illusions sur le nombre de personnes qui doivent connaître Tochiro dans le coin, je vais commencer par une petite présentation.

Or donc, Tochiro est un petit gnome à lunettes assez laid, généralement coiffé d’un chapeau. C’est aussi le meilleur ami d’Albator, le petit ami d’Emeraldas, et un génie scientifique, accessoirement constructeur de vaisseaux (dont celui d’Albator). Il est également japonais (alors qu’Albator est allemand et Emeraldas à moitié extraterrestre, mais ces derniers points n’ont rien à voir avec le schmilblick). Je disais donc : japonais, avec toute la culture qui va avec et par conséquent un bon background de samouraï. Ce qui signifie que son arme de prédilection, c’est le sabre. Oui, même dans une série de science-fiction avec des robots et des vaisseaux spatiaux. Ce point-ci (Tochiro = sabre) en induit un autre qui n’est pas forcément évident dans les séries classiques, mais qui est développé dans les séries de nouvelle génération, en règle générale moins connues : malgré sa taille et sa myopie, Tochiro est un bon, voire un excellent combattant. Et même si le côté « sabre » n’apparait pas dans la fic dont je vais parler ci-après, c’est cet aspect « guerrier de valeur » qui est développé dans le texte, et c’est pourquoi je viens de passer tout un paragraphe à l’expliciter.

Enfin bref, ceci étant fait nous pouvons commencer.

« Waste » est un bref focus sur Tochiro, à un moment où il se retrouve seul, sans Albator pour lui faire de l’ombre. Et, comme je l’ai indiqué dans le paragraphe immédiatement supérieur, au contraire d’Albator, Tochiro a l’air tout à fait inoffensif. En conséquence, lorsqu’il est assis dans un bar en espérant profiter de quelques instants de tranquillité, il s’expose à être « importuné », en particulier par tous les imbéciles qui estiment qu’il est plus facile de taper sur des petits binoclards à l’expression joviale que sur des grands pirates de mauvaise humeur.
En l’occurrence, l’imbécile est ici un robot, que le canon du fandom a plutôt tendance à nommer homme-machine ou homme-mécanique pour les différencier des machines dotées d’IA, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un ancien humain qui s’est fait mécaniser. Ce qui nous donne donc l’occasion d’aborder le thème récurrent de l’univers d’Albator (même si ce n’est pas non plus forcément évident dans les séries classiques) : la quête de l’immortalité.

En effet, il ne s’agit pas seulement de décrire un duel dans la plus pure tradition des westerns. Nous avons là deux courants de pensées qui s’affrontent, l’homme contre la machine, l’éphémère contre l’éternité, sans oublier la question latente du devenir de l’âme une fois que le corps est mécanisé.

On pourrait penser que l’approche reste très manichéenne : les humains sont les gentils se dressant contre l’oppresseur et menés par le grand capitaine Albator, et les hommes-machines sont les méchants, cruels, vaguement idiots et ne désirant rien de plus que détruire tous les pauvres humains [insérer rire machiavélique ici]. Ce n’est pas le cas, justement parce que le personnage principal de cet OS est Tochiro.
Le texte aurait en effet eu beaucoup moins de saveur s’il s’était agi d’Albator, par exemple. Albator se bat contre les hommes-mécaniques. Il en croise un, il le tue, fin de la passe (et ne lui parlez même pas de se faire mécaniser). Tochiro… Tochiro se bat pour l’humanité, évidemment, mais sa destinée fait que son positionnement par rapport à l’immortalité est tout à fait unique : Tochiro a planifié le transfert de son âme dans l’ordinateur principal du vaisseau d’Albator, et nous nous retrouvons donc spectateurs d’un affrontement entre un ex-humain, qui possède un corps certes mécanisé mais d’apparence humanoïde, et un futur être mécanisé, qui défend la vie avec passion mais qui projette d’enfermer sa conscience dans un vaisseau de quatre cents mètres de long.

Conclusion :
Un texte court et intense. Il ne s’y passe en définitive pas grand chose et son dénouement est connu d’avance, mais les interrogations abordées sont traitées et argumentées avec subtilité – et les réactions de chacun des protagonistes sont conformes au canon.

Et je laisse à présent la parole à Albator pour la pensée philosophique de la fin.

« Notre sang se transmet à nos enfants, puis aux enfants de nos enfants, et je crois que c’est ça, la vie éternelle. »
Albator, Adieu Galaxy Express.

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