Pour son plus grand bien (Harry Potter, slash, fr)

Pour son plus grand bien (Harry Potter, slash, fr)


Pairing : Albus Dumbledore / Gellert Grindelwald.

Titre : Pour son plus grand bien.
Auteur : arcadiane (Arcadiane aussi sur FFnet).

Rating : PG-13.
Type : OS (2922 mots).
Genre : Drame historique, dit l’auteure :).

Résumé : L’ambiance était enfumée, l’odeur du tabac se mêlant à celle des parfums lourds ; le son des violons sirupeux était en partie couvert par le brouhaha des conversations enjouées et des tintements de verres à pied. Rien, dans cette Weihnachtsfeier mondaine, ne laissait à penser que l’Empire allemand était en guerre…

Avis, par Meish Kaos : Les Severus/Sirius d’arcadiane ne sont plus à présenter. En revanche, ses Grindeldores bien moins célèbres méritent d’être reconnus. Ce texte, bien que très différent de son style habituel, n’en est que plus exquis.

Dans celui-ci, le lecteur est plongé dans l’ambiance festive d’une soirée de Noël pendant la Première Guerre Mondiale, en Allemagne. Le talent de l’auteure nous permet presque de respirer la fumée des cigares, d’entendre les rires et les cris, de percevoir l’atmosphère lourde du début de la guerre, au même titre qu’Albus dont nous suivons les pérégrinations dans la foule. Venu chercher l’unique homme qui pourrait l’aider à arrêter la guerre, le destin lui fait plutôt retrouver Gellert, quinze ans après le drame survenu à l’été 1899.

La rencontre est tendue. Le lecteur se surprend à frissonner, à s’émouvoir, à serrer les poings de colère tour à tour, puis à tomber lui aussi sous la fascination qu’exerce Gellert sur ce pauvre Albus qui n’en mène pas large. Romance post-adolescente guimauvesque ? Que nenni. La suite laisse au lecteur une surprise de taille que l’auteure et moi-même vous laissons découvrir…

Extrait, parce qu’il le faut bien :

Derrière les paravents flottants étaient attroupés une trentaine de sorcières et sorciers qui fumaient et buvaient et mangeaient et parlaient et riaient avec animation. La fumée rendait presque difficile de distinguer les visages ; personne ne semblait remarquer son intrusion. Se frayant un chemin dans la foule, Albus commençait à se dire qu’il ne trouverait jamais Friedmann dans toute cette agitation asphyxiante, lorsqu’il entendit soudain un rire familier.

Il se tourna alors vers ce qui, à mieux y regarder, semblait être le centre de toutes les attentions. Comme dans un rêve, la fumée sembla se dissiper, révélant un divan rouge sombre installé contre un mur, et sur ce sofa, entouré de jeunes gens aux airs adorateurs et une demoiselle sous chaque bras, se trouvait Gellert Grindelwald.

Albus était sans voix. Il n’avait pas revu Gellert en quinze ans, mais il n’avait aucun doute : ces cheveux dorés, ces yeux rieurs et ce sourire enjôleur, Gellert n’était devenu que plus beau avec le temps. Étrangement ému, Albus se détourna au moment où leurs regards se croisaient. Mais avant qu’il n’ait pu se replonger dans la foule, Gellert s’exclamait déjà :

« Albus ? »

Fiche issue de : Accio fics.

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3 réflexions sur “Pour son plus grand bien (Harry Potter, slash, fr)

  1. Wow. J’ai tout simplement A.DO.RÉ ! Un français presque parfait (j’ai repéré deux petits mots oubliés et deux-trois phrases qui me paraissent un peu bizarres mais rien de bien méchant), un style quant à lui impeccable et très imagé qui fait qu’on est littéralement dans l’histoire aux côtés d’Albus, dont on perçoit déjà les prémisses du vieux sorcier qu’il va devenir tout en étant encore incroyablement jeune et inexpérimenté et par là même touchant.
    Ce texte est bourré – bourré ! – de phrases que j’ai relues plusieurs fois pour mieux les savourer, fait déjà rare en soi et carrément rarissime en aussi grande quantité. Je lis habituellement en anglais car mon niveau d’exigence avec les fics françaises est si élevé qu’il n’est quasiment jamais satisfait mais cette fic-ci rappelle combien, lorsque le style s’allie à la langue, lire dans sa langue maternelle est mieux que tout. Et la chute, rahh, la chute ! Si on pouvait mettre 6 étoiles, je l’aurais fait.

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  2. Lu aussi (curiosité curiosité) et c’est en effet excellent ! J’ai particulièrement aimé la tension entre Albus et Gellert : mélange d’attraction et de danger, faisant qu’on est dans la crainte de ce qui va se passer ensuite en permanence.

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